Dutron, Messe en la : servir le sacré
L'histoire
Après des années passées à dialoguer avec Mozart à travers son Requiem inachevé, composer ma propre messe s’est imposé comme une évidence. Non pas pour imiter, mais pour retrouver ce qui m’a toujours fasciné : toucher l’essentiel par la simplicité.
L’œuvre met le texte liturgique en son centre et s’attache au cœur des mots. La musique s’en fait la messagère humble et vibrante : en faisant appel tantôt à l’émotion, la passion, la contemplation, elle invite le public au recueillement avec douceur et intensité.
Commandée par l’association Le Toit du Chœur, cette Messe en la d’une heure vingt a été créée le 28 septembre 2024 à l’abbatiale romane de Saint-Savin en Lavedan par l’ensemble ἐφήμερος sous la direction d’Arnaud Penet. Le texte latin, universel, permet à la musique de transcender les frontières. Puisant aux sources de Bach et Mozart tout en parlant le langage d’aujourd’hui, cette Messe en la propose une expérience qui ne cherche pas la complexité mais la justesse, et qui invite l’auditeur à suspendre le temps.
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Témoignages autour de la création
Cette messe, dans sa modernité, nous permet de ressentir au plus profond de nous cette vibration d’amour qui nous unit et nous relie à Dieu. Comme si le monde d’En-Haut se laissait entrevoir à travers elle et venait nous visiter avec ses myriades d’anges. C’est une œuvre d’une grande sensibilité qui provoque beaucoup d’émotions et touche le cœur et l’âme. La puissance y côtoie la fragilité, la gravité y côtoie la douceur, le terrestre y côtoie le céleste. C’est aussi une œuvre contemporaine d’une grande maturité avec un souffle spirituel puissant et nouveau pour les femmes et les hommes de notre temps.
Il est dit que composer une messe, c’est élever des pierres invisibles. Cette Messe en la s’élève en une cathédrale sonore où chaque note respire comme une prière mise en musique. Avec passion, le compositeur tisse un dialogue intense entre voix et instruments. Le résultat : une partition habitée ! Entre Pierre-Henri et moi, la complicité fut profonde. L’ensemble ἐφήμερος donne à la partition son architecture sacrée où chaque accord, chaque silence, porte en lui le souffle d’un chant qui cherche l’éternité, le souffle d’un chant où l’humain, enfin, trouve sa résonance.
Nous avons passé une semaine musicale et humaine incroyable autour de l’œuvre sublime composée par Pierre Henri. On aurait souhaité que cette semaine ne s’arrête jamais, tant la puissance émotionnelle de cette messe nous a transporté dans un petit paradis. Je souhaite une longue vie à cette œuvre magnifique !
Jean-Vincent Roux
agent pastoral à l’abbatiale de St-Savin
Arnaud Penet
chef de l’ensemble ἐφήμερος
Gaël Bacquet
violoniste
Cette messe, dans sa modernité, nous permet de ressentir au plus profond de nous cette vibration d’amour qui nous unit et nous relie à Dieu. Comme si le monde d’En-Haut se laissait entrevoir à travers elle et venait nous visiter avec ses myriades d’anges. C’est une œuvre d’une grande sensibilité qui provoque beaucoup d’émotions et touche le cœur et l’âme. La puissance y côtoie la fragilité, la gravité y côtoie la douceur, le terrestre y côtoie le céleste. C’est aussi une œuvre contemporaine d’une grande maturité avec un souffle spirituel puissant et nouveau pour les femmes et les hommes de notre temps.
Il est dit que composer une messe, c’est élever des pierres invisibles. Cette Messe en la s’élève en une cathédrale sonore où chaque note respire comme une prière mise en musique. Avec passion, le compositeur tisse un dialogue intense entre voix et instruments. Le résultat : une partition habitée ! Entre Pierre-Henri et moi, la complicité fut profonde. L’ensemble ἐφήμερος donne à la partition son architecture sacrée où chaque accord, chaque silence, porte en lui le souffle d’un chant qui cherche l’éternité, le souffle d’un chant où l’humain, enfin, trouve sa résonance.
Nous avons passé une semaine musicale et humaine incroyable autour de l’œuvre sublime composée par Pierre Henri. On aurait souhaité que cette semaine ne s’arrête jamais, tant la puissance émotionnelle de cette messe nous a transporté dans un petit paradis. Je souhaite une longue vie à cette œuvre magnifique !
Arnaud Penet
chef de l’ensemble ἐφήμερος
Gaël Bacquet
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Mozart, le Requiem réinventé
L'histoire
Depuis plus de deux siècles, nous vivons avec une frustration : le Requiem de Mozart, laissé inachevé à sa mort en 1791, ne nous est parvenu que dans une version posthume complétée à la hâte par son assistant Süßmayr.
En 2011, je me suis emparé du manuscrit original de Mozart pour lui redonner vie. Armé des dernières recherches musicologiques et d’une connaissance approfondie du style mozartien, j’ai recréé l’orchestration que le maître aurait pu écrire, révélant la palette sonore si caractéristique de ses dernières œuvres.
Le pari aboutit en 2016 : saluée par la critique internationale et adoptée par René Jacobs, Raphaël Pichon et Guillaume Connesson, ma version compte aujourd’hui plus de soixante représentations à travers l’Europe. Elle offre enfin aux mélomanes ce qu’ils attendaient depuis deux siècles : entendre Mozart dans son Requiem.
Presse
« Beaucoup d’imagination, une grande délicatesse, et un vrai sens de la respiration »
Sophie Bourdais, Télérama, 30 Novembre 2017
« Un résultat remarquablement audacieux »
David Threasher, Gramophone, Novembre 2017
La critique du disque par Lindsay Kemp dans le même numéro :
« Un puissant tour de force »
Jack Pepper, Opera Today, Novembre 2017
Pour aller plus loin
Le disque de René Jacobs
En 2016, René Jacobs m’a fait l’honneur de créer ma première version achevée du Requiem de Mozart. Cet enregistrement, salué par la critique et acclamé par le public a marqué l’histoire de l’interprétation mozartienne. Vous pouvez l’écouter ici :
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NOUVELLE VERSION
DU REQUIEM À VENIR
2026/27
Autres créations
Quand les nuages ont soulevé la terre
Cette pièce de 7 minutes pour violon et piano, créée en 2025, explore un dialogue entre ciel et terre, puissance et fragilité. Le violon incarne cette dualité suspendue entre élévation et ancrage, déployant un paysage sonore traversé de contrastes radicaux.
Le succès de cette première version au concours international Marie Cantagrill m’a conduit à envisager son développement en un concerto pour violon et orchestre. Les deux mouvements suivants prolongeront l’univers poétique du premier.
Ce triptyque, prévu pour 2026, approfondira l’exploration des forces élémentaires et de leurs rencontres paradoxales.
Quand les nuages ont soulevé la terre
Cette pièce de 7 minutes pour violon et piano, créée en 2025, explore un dialogue entre ciel et terre, puissance et fragilité. Le violon incarne cette dualité suspendue entre élévation et ancrage, déployant un paysage sonore traversé de contrastes radicaux.
Le succès de cette première version au concours international Marie Cantagrill m’a conduit à envisager son développement en un concerto pour violon et orchestre. Les deux mouvements suivants prolongeront l’univers poétique du premier.
Ce triptyque, prévu pour 2026, approfondira l’exploration des forces élémentaires et de leurs rencontres paradoxales.
Continuer d’orchestrer Mozart : les opéras inachevés
En 2019, Raphaël Pichon m’a confié la mission délicate de compléter l’orchestration de fragments d’opéras inachevés de Mozart. Dans Lo Sposo deluso et L’Oca del Cairo, j’ai reconstitué ce qui aurait pu exister : une ouverture du Sposo où les vents dessinent déjà l’univers des Noces de Figaro, des ensembles vocaux interrompus qui retrouvent leur élan dramatique.
Le projet, salué par la critique internationale et enregistré chez Harmonia Mundi avec l’ensemble Pygmalion, révèle un Mozart en pleine recherche, entre L’Enlèvement au sérail et la trilogie Da Ponte.
Pour l'image
Composer pour le cinéma
Je crée des univers sonores où cordes irréelles et synthétiseurs fusionnent. Orchestrateur sur Taken 3 et collaborateur d’Antonio Gambale pour Unorthodox, j’ai forgé mon langage dans les grandes productions où acoustique et électronique se répondent.
Ma signature réside dans le traitement des cordes. Violoniste de formation, je sais comment faire sonner ces instruments en 2025 : en les traitant électroniquement, en jouant sur les textures. Mes cordes sont volontairement imparfaites pour capturer l’humanité des personnages. Mes synthétiseurs peuvent être agressifs ou organiques, glacials ou vocaux. Cette approche – à la fois artisan et poète – je la mets au service de chaque projet.
Nourri par Lynch, Tarantino, Wong Kar-Wai, je pense d’abord en images. Je travaille par textures minimalistes et répétitions hypnotiques. Ma musique crée de l’espace, accompagne sans dicter, émeut sans peser.
Another Alice
Musique originale
Réalisé par Mattéo La Capria
Best music prize – International Short Film Festival DIOGENES
Oxegyn
Musique originale
Réalisé par Valentin Spandonis
Le film sortira en 2026 – image d’illustration
Taken 3
Orchestration
Réalisé par Olivier Megaton
Musique originale de Nathanaël Méchaly
Unorthodox - série Netflix
Collaboration musicale – enregistrement des cordes
Réalisé par Anna Winger et Alexa Karolinski
Musique originale d’Antonio Gambale
Nominé 2 fois aux Emmy Awards pour « best music composition » et « best title music »
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